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Les plantes que nous cultivons pour notre alimentation ou notre plaisir ont de très nombreux ennemis : insectes, champignons, bactéries, virus, oiseaux, rongeurs, nématodes, acariens, mauvaises herbes…
Ces ennemis des végétaux sont encore peu nombreux dans les îles de la Polynésie française, qui garde un statut relativement privilégié du fait de son isolement géographique.
Cependant, l’intensification des échanges commerciaux et touristiques de ces dernières années entraîne une augmentation des risques d’introduction d’ennemis des cultures.
INTRODUCTIONS ACCIDENTELLES DE NUISIBLES.
En 1961, la présence de Brontispa, insecte qui attaque les feuilles de cocotiers, a été reportée.
En 1970, ce sont l’escargot géant d’afrique Achatina fulica et la mouche des fruits du Queensland, Bactrocera tryoni qui ont été introduits.
Vers 1977, suite à une introduction frauduleuse de plants d’agrumes, la tristeza (redoutable maladie à virus) a détruit la quasi totalité des orangers et citronniers de l'île de Tahiti.
En 1996, la mouche Orientale des Fruits Bactrocera dorsalis a été capturée aux îles du vent (Tahiti, Moorea).
En mai 1998, la mouche des fruits du Pacifique Bactrocera xanthodes a été détectée dans l’archipel des Australes à Raivavae puis à Rurutu en mai 2000.
En 1999, la cicadelle pisseuse, originaire du Sud-Est des Etats-Unis (Floride, Géorgie, etc.) et du Mexique, a été découverte en Polynésie Française pour la première fois à Tahiti. Elle a probablement été introduite avec des plantes ornementales importées de Californie. Elle a également été découverte à Hawaii en 2004.
Depuis 2 à 3 ans, elle a proliféré de façon spectaculaire et elle est désormais présente dans toute l’île de Tahiti à de très fortes densités et elle a commencé à se disperser dans les autres Iles.
Dans un premier temps, elle a envahi les Iles de la Société. Elle a été découverte à Raiatea en 2001, à Moorea 2002, à Huahine et Bora Bora en 2003. Sa dispersion devient inquiétante, puisque la cicadelle vient d’être découverte aux Marquises (fin 2004) et aux Australes (début 2005)(source SDR). Les îles connues comme étant infestées sont Nuku Hiva, Tubuai et Rurutu. Cependant, il est possible que d’autres îles soient infestées, et ceci dans tous les archipels de la Polynésie française, sans que cela ait été découvert pour le moment.
La présence de mouches des fruits est un désastre économique pour la Polynésie française, puisque jusqu'à ce jour, l’exportation de nos citrons, mangues, pamplemousses et autres fruits vers la Nouvelle Zélande, la Nouvelle Calédonie et le Japon est fermée.
A l'heure actuelle, d’autres ennemis des cultures, dont l'introduction serait catastrophique pour l'agriculture polynésienne, menacent nos îles : l’Oryctes rhinoceros, insecte xylophage du cocotier, le Papuana sp., coléoptère qui attaque les tubercules de taro, la bactérie Pseudomonas solanacearum (race 2), qui détruit notamment les musacées (bananiers, fei, héliconias…), le champignon Phytophthora colocasiae, agent de la flétrissure des feuilles de taro sont autant de pestes agricoles qui n'ont pas encore été observées en Polynésie française.
Enfin, sur la cinquantaine d'espèces de mouche des fruits d'importance économique existant dans le monde, seules quatre sont présentes sur le Territoire.
Au sein des services du Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage, c'est le département de la Protection des Végétaux du Service du Développement Rural qui est chargé de mettre en oeuvre les moyens pour protéger les végétaux contre les organismes nuisibles.
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Protégeons nos cultures et respectons la réglementation phytosanitaire (598 Ko)
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